Les canaux
télévisés, les réseaux sociaux et les journaux ne relayent que tout ce qui
concerne, de près ou de loin, la vie des célébrités de ce monde qu’ils soient des champions sportives, des stars artistiques ou des personnalités politiques. Les paparazzis des magazines
people leurs courent après à l’affut du moindre détail et du plus intime secret pour l’offrir à des lecteurs avides et friands d’articles légers, aux effets déstressant, incitant
au rêves des plus doux et des plus chatouillant. Des idoles admirés et mythifiés, tel les héros homériques, car ils représentent un idéal sociétal et communautaire à suivre et à imiter.
Mais personne, petit ou grand, ne fait attention à cet artisan dans son échoppe, ni à ce jardinier dans son parc, ni à ce vigile dans sa cabine, ni à cet agent de paix dans son poste, ni à ce soldat dans sa caserne, ni à ce fonctionnaire dans son bureau, ni à cet éboueur dans la rue, ni à ce petit commerçant dans sa modeste boutique car, chacun de ces gens ordinaires, et autres, s’acquitte humblement de sa tâche en silence. Chacun d’eux perfectionne discrètement son geste quotidien. Chacun d’eux n’attend rien et de personne. Leur seule satisfaction est une conscience tranquille d’avoir fait leur boulot correctement durant leur longue journée d’honnête labeur. Ne sont-ils pas les vrais héros qui méritent respect et estime?
La plupart de Blockbusters rendent hommage à ces métiers oridinaires hautement risqués et médiocrement payés tel que les pompiers dans Ladder, les soldats dans Saving Private Rayan, les nageurs-sauveteurs dans Coast Guards ou les policiers dans We Own The Night. Une manœuvre de pur marketing pour vendre ces métiers tellement boudées par la plupart de la population et dénigrées comme des corvées abrutissantes, et humiliantes tel que la récolte des ordures et le lavage de la vaisselle dans les restaurants. Les footballeurs ont leur Ballon d’Or, les chanteurs ont leur Golden Globe, les acteurs ont leur Oscar, les prolétariens, pour que le système capitaliste en tire profit, ont leur Employee Of The Year et ils ne liront, certainement, pas leur prestigieuse nomination dans le magazine Forbes car ses pages de qualité n’affichent que les chiffres à six zéro de leurs honorables et illustres employeurs. Richesse oblige !
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